Les insectes
LA COURTILIÈRE (ou taupe-grillon) est un petit animal nocturne qui vit sous terre, un insecte fascinant qui passe souvent inaperçu et qui est considéré par nombreux jardiniers comme une espèce nuisible au potager.
POURTANT, il s'agit d'un précieux auxiliaire au jardin et si elle s'attaque à certaines racines et tubercules lors de la création de ses galeries, c'est simplement parce que ces dernières se trouvent sur son passage.
Pour se nourrir, elle a une préférence pour tout un tas de petits invertébrés présents dans le sol qui, s'ils n'étaient pas régulés, causeraient bien plus de dégâts dans le potager que les quelques plants que la courtilière sectionne !
Elle est un redoutable prédateur de vers blancs, dont les larves de hannetons, de larves de taupins, de tipules (vers gris), de limaces et de fourmis .
Elle est à son tour prédatée et appréciée par de nombreux oiseaux (rapaces nocturnes notamment les chouettes, la pie, le geai et autres corvidés, le merle..) par les taupes et par les hérissons.
Favoriser ces prédateurs au quotidien pour lutter contre une surpopulation de courtilières est donc la seule solution qui permet à la fois de conserver les avantages liés à sa présence au potager tout en limitant considérablement les inconvénients.
Cette espèce, se trouve en forte régression en France.
[courtilière (syn. taupe-grillon)]
LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea processionea) sont des larves de papillons de nuit qui se déplacent à la queue leu leu, en procession, d'où leur nom ;
Vivant en colonies, les chenilles séjournent le jour dans des nids soyeux plaqués sur le tronc ou dans les branches, qui grossissent avec l'âge et le nombre de chenilles.
Urticantes, leur contact peut s'avérer dangereux pour l'humain et les animaux domestiques, notamment les chiens. Leur présence peut endommager l'arbre hôte qui, même s'il ne meurt pas (sauf dans le cas d’une infestation extrême) est affaibli, entraînant le ralentissement de sa croissance et le rendant plus sensible aux maladies et aux autres ravageurs.
Les chenilles processionnaires sont présentes depuis la fin du XVIIIe siècle de l’ouest de l’Europe à la Turquie mais le réchauffement climatique et la raréfaction des prédateurs naturels favorisent leur pullulation.
La processionnaire du chêne ne se déplace au sol qu’accidentellement puisqu'elle s’alimente et se nymphose SUR l’arbre contrairement à la chenille processionnaire du pin qui descend en procession en mars pour se nymphoser DANS LE SOL.
LES PROCESSIONNAIRES n'évoluent QUE, selon l'espèce, sur les pins ou sur les chênes dont elles se nourrissent EXCLUSIVEMENT des aiguilles ou des feuilles, la nuit.
Il est donc inutile de détruire systématiquement une chenille qui serait observée sur une autre essence sous prétexte qu'elle est poilue !
CERTAINS OISEAUX représentent une barrière naturelle efficace contre les chenilles, particulièrement les mésanges charbonnières, noires, bleues et à longue queue… !
LA MÉSANGE est le plus gros prédateur de la chenille en France et la mésange charbonnière est capable de se nourrir de chenille processionnaire.
Un seul couple de mésanges a besoin de 500 insectes par jour pour nourrir ses oisillons, potentiellement 500 chenilles processionnaires PAR JOUR ! En hiver, les mésanges consomment également les chenilles et n'hésitent pas à percer les nids pour en consommer l’intégralité !
INSTALLER des nichoirs à mésanges dans les arbres permet donc d'enrayer NATURELLEMENT la prolifération des chenilles processionnaires
LES CHAUVES-SOURIS consomment quant à elles les papillons des processionnaires !
INSTALLER des gîtes à chauves-souris permet de les inciter à s’installer proche des arbres infectés et d'augmenter la prédation NATURELLE sur les papillons
LA LUTTE contre les chenilles processionnaires du pin et du chêne n'a pas pour objectif de les éradiquer mais de contenir leurs populations en rétablissant un ÉQUILIBRE NATUREL.
[chenilles processionnaires du pin et du chêne]